Les coulisses de l'Aquarium
Dénoncer l’injustice : Bourreaux d’enfants - Chap. 1



Bien qu’à priori très différents,  Modeste proposition… et L’homme qui rit, ont un même objectif : dénoncer la misère du peuple.

Dans Modeste proposition…, Swift dénonce la misère sociale et humaine qui touche la population irlandaise à son époque par le biais de la provocation ironique en proposant de remplacer une barbarie (la misère) par une autre (l’anthropophagie), pour mieux souligner l’horreur de la première. Il fonde pour cela son propos sur une logique apparemment implacable : puisque les pauvres sont déjà « dévorés » (au sens figuré), par les riches, il propose que les enfants des classes pauvres soient vendus comme nourriture (au sens propre) à ceux qui auront les moyens de s’offrir cette « délicieuse nourriture ».

À travers le destin de Gwynplaine / lL’homme qui rit,Victor Hugo met en évidence les fractures sociales qui touchent la société.  D’un côté, la misère avec l’univers des vagabonds et des forains, de l’autre, celui de la cour d’Angleterre et du luxe éhonté dans lequel vit la noblesse. Gwynplaine, avec son visage mutilé, est le symbole de l’humanité soumise à la misère et à l’injustice.

Ce qui frappe dans Modeste proposition… et dans L’homme qui rit, c’est leur incroyable modernité. La proposition radicale proposée par Swift, bien sûr inconcevable, fait pourtant écho au sentiment actuel d’être face à des politiques économiques déshumanisées. Quant au discours de Gwynplaine devant la Chambre des Lords, il pourrait être dit encore aujourd’hui n’importe où dans le monde, le fossé divisant les « nantis » et les « exclus » restant d’une brûlante actualité…



> L’homme qui rit d’après le roman de Victor Hugo
conception, adaptation et jeu Christine Guênon

> Modeste proposition pour les enfants des classes pauvres
d’après Jonathan Swift
adaptation et jeu David Gabison
mise en scène François Rancillac

à découvrir dans le cadre de Bourreaux d’enfants - Chap. 1
du 19 mars au 5 avril au Théâtre de l’Aquarium

La solution à la crise économique ?…

« J’ai calculé qu’un nouveau-né pèse en moyenne douze livres, et qu’il peut, en une année solaire, s’il est convenablement nourri, atteindre vingt-huit livres. Je reconnais que ce comestible se révélera quelque peu onéreux, en quoi il conviendra parfaitement aux propriétaires terriens qui, ayant déjà sucé la moelle des pères, semblent les mieux qualifiés pour manger la chair des enfants. »

Modeste proposition concernant les enfants des classes pauvres
Jonathan Swift


> Modeste proposition d’après Jonathan Swift
mise en scène François Rancillac


à découvrir dans le cadre de Bourreaux d’enfants - Chap. 1
du 19 mars au 5 avril au Théâtre de l’Aquarium

L’homme est un mutilé…

« Je représente l’humanité telle que ses maîtres l’ont faite. L’homme est un mutilé. Ce qu’on m’a fait, on l’a fait au genre humain. On lui a déformé le droit, la justice, la vérité, la raison, l’intelligence, comme à moi les yeux, les narines et les oreilles ; comme à moi, on lui a mis au cœur un cloaque de colère et de douleur, et sur la face un masque de contentement. »

Extrait du discours de Gwynplaine à la Chambre des Lords,
L’homme qui rit, Victor Hugo

> L’homme qui rit d’après le roman de Victor Hugo
conception, adaptation et jeu Christine Guênon

à découvrir dans le cadre de Bourreaux d’enfants - Chap. 1
du 19 mars au 5 avril au Théâtre de l’Aquarium

 

Nouvelle affiche de Pascal Colrat ! 
Voici l’affiche réalisée par Pascal Colrat pour le cycle Bourreaux d’enfants qui vous sera proposé du 19 mars au 28 avril. 
> 4 classiques à (re)découvrir / 2 spectacles courts par soir ! 

Nouvelle affiche de Pascal Colrat !

Voici l’affiche réalisée par Pascal Colrat pour le cycle Bourreaux d’enfants qui vous sera proposé du 19 mars au 28 avril. 

> 4 classiques à (re)découvrir / 2 spectacles courts par soir ! 


Découvrez la bande-annonce du spectacle EYOLF (Quelque chose en moi me ronge) réalisée par Visioscène. 

 

BANDE-ANNONCE


EYOLF (Quelque chose en moi me ronge)
d’après H. Ibsen- mise en scène Hélène Soulié
du 12 février au 3 mars 2013

Tout juste rentré de voyage, Alfred annonce à sa femme une « transformation » : il renonce à écrire le livre qui était l’œuvre de sa vie, pour se consacrer entièrement à son fils, Eyolf, qu’il a le sentiment d’avoir jusqu’ici négligé. Mais Rita n’entend pas partager avec qui que ce soit son mari, fût-ce avec son propre enfant…