Les coulisses de l'Aquarium

Parcours Théâtre Lycéens 2011-2012 



Voilà, ça y est, après avoir partagé avec nous une saison de spectacles, d’ateliers de pratiques, de discussions autour des pièces, le 4 mai dernier tous les élèves participant au Parcours Théâtre Lycéens proposé par le Théâtre de l’Aquarium ont présenté leur travail sur le plateau du théâtre.

Au programme : de petites formes théâtrales préparées par les élèves avec l’artiste qui les a suivi toute l’année, exercices d’improvisations mélangeant toutes les classes et grande discussion réunissant tout le monde pour partager souvenirs et avis sur le parcours mené cette année.


Évidemment, nous espérons que cette expérience aura donné envie aux élèves de continuer à être spectateurs et praticiens de théâtre et que nous aurons le plaisir de les revoir dans nos salles. En attendant, toute l’équipe travaille déjà à mettre en place les parcours lycéens de la saison prochaine…


Merci à tous les élèves, les enseignants, les artistes, les partenaires qui se sont investis toute l’année pour que ces projets de théâtre avec les lycéens soient une réussite.


> en savoir plus sur les projets scolaires du Théâtre de l’Aquarium

Les Descendants : Le théâtre, espace idéal de réconciliation ?

Les Descendants pose la question de la réconciliation, celle avec ses ennemis d’hier, celle avec le passé de sa famille et celle avec sa propre histoire. Le théâtre est-il un endroit privilégié pour aborde cette question ?


LES DESCENDANTS
d’après Sedef Ecer
mise en scène Bruno Freyssinet

du 2 au 27 mai au Théâtre de l’Aquarium

Les Descendants : Le “pitch” par Bruno Freyssinet

Bruno Freyssinet, metteur en scène du spectacle, vous raconte les grandes lignes de la pièce Les Descendants.


LES DESCENDANTS
d’après Sedef Ecer
mise en scène Bruno Freyssinet

du 2 au 27 mai au Théâtre de l’Aquarium

Les Descendants : Petites clefs sur le spectacle…


3 questions à Bruno Freyssinet


Le théâtre est-il selon vous le lieu symbolique de la réconciliation ?

Bruno F. : La scène rassemble des artistes qui ne se seraient pas rencontrés sans ce projet, et qui ont cherché et créé ensemble une forme théâtrale commune sur un sujet très délicat. C’est déjà une forme de dialogue très forte, presque une réconciliation. Ensuite, le public entre en jeu et apporte sa pierre à l’édifice.

Il est très stimulant de diriger des comédiens de pays différents. Il y a la barrière de la langue bien sûr, même si le Français et l’Anglais nous permettent de communiquer assez facilement. Mais lorsque l’on rentre dans le sens profond des mots qui sont les outils incontournables du dialogue, les choses sont parfois plus délicates. Le mot « réconciliation » n’a pas le même sens, par exemple, selon les langues. Il peut aller de la prise de conscience à l’arrangement, en impliquant la raison, le cœur ou l’âme. Chaque culture met un sens différent et il faut bien plus qu’un mot pour arriver à un accord sur cette utopie qu’est la réconciliation.

Par ailleurs, les comédiens présents dans le projet sont à la fois des citoyens qui représentent leur pays d’origine, et des artistes qui véhiculent une pratique théâtrale issue de leur culture. Un temps important de notre travail a été consacré à la découverte des approches de chacun au travers d’improvisations sur le plateau, de dialogues, de débats, pour tenter de trouver une sorte de langage commun.

Qu’en est-il du dispositif scénique pour « mettre en scène » cette idée de réconciliation ?

Bruno F. : Nous avons souhaité avec l’auteur que l’histoire se déroule dans un pays imaginaire, afin de lui donner une portée universelle. Il fallait donc que le décor traduise cette volonté de rester flou sur les lieux et les époques. Ainsi la mise en scène s’inscrit sur un plateau neutre. On ne sait où et quand s’inscrivent les lieux clefs (l’observatoire scientifique, le palais du tyran…).

Le dispositif est constitué d’un élément mobile : un écran posé sur un rail, qui peut ainsi voyager sur la scène, de gauche à droite, comme si l’on tournait les pages d’un livre. La forme étrange de cet écran, sorte de rectangle incurvé, reproduit la forme que laisse la lunette des télescopes d’observatoires lorsqu’elle s’ouvre. Cette languette qui sert normalement à laisser passer la lumière, ici la reçoit. Sur cet écran sont projetées des images éclairant les différentes époques traitées, par un jeu de contraste entre le noir et blanc et la couleur. L’écran, mobile, voyage littéralement dans le temps.

Au cours du travail, vous avez décidé de vous éloigner un peu du texte de Sedef Ecer, en ajoutant une dimension de « théâtre dans le théâtre ». Pouvez-vous nous en dire plus ?

Bruno F. :  C’est encore difficile de parler de cet aspect de la pièce car nous sommes en plein travail et je ne sais pas encore quelle en sera la forme finale. Mais il est vrai que depuis le départ, le spectacle évolue au fil des questions soulevées tout au long du projet REC>On, de nos rencontres et de nos propres questionnements pendant les répétitions.

Le spectacle réunit une équipe venant de plusieurs pays concernés chacun à leur manière par l’idée de réconciliation. Or, comme je l’expliquais plus tôt, cela n’a pas été anodin pendant le travail de création, au contraire, cela a donné lieu à de nombreuses discussions entre-nous et a largement enrichi celles que nous avons eues avec les différentes personnes rencontrées pendant les débats et les ateliers organisés autour de REC>On.

En outre, depuis le début du travail, beaucoup de choses ont continué de nous questionner, de nous remettre en question : les débats provoquées par le projet de loi français sur la reconnaissance du génocide arménien ou les regains nationalistes un peu partout en Europe…

Du coup, il nous a semblé important d’ajouter une dimension au spectacle, dans laquelle les comédiens reprendraient leurs propres voix pour questionner ce qui se passe sur scène…


LES DESCENDANTS
d’après Sedef Ecer
mise en scène Bruno Freyssinet

du 2 au 27 mai au Théâtre de l’Aquarium

Les Descendants : Présentation du spectacle

Lors de la présentation de saison du Théâtre de l’Aquarium en septembre dernier, Bruno Freyssinet, metteur en scène nous disait quelques mots des Descendants, en direct d’Erevan en Arménie ou s’est créé le spectacle.


LES DESCENDANTS
d’après Sedef Ecer
mise en scène Bruno Freyssinet

du 2 au 27 mai au Théâtre de l’Aquarium